Résumé
Cas d’école de l’inefficacité fiscale française : une taxe sur les yachts censée rapporter 10M€/an génère à peine 60-288k€. Elle illustre l’effet de fuite (les yachts ont quitté la France) et l’incapacité de l’État à collecter.
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🛥️ La taxe sur les yachts : le plus beau naufrage fiscal de France.
📅 2018. Pour compenser la suppression de l’ISF, l’État crée une surtaxe ciblée sur les yachts > 30 mètres. Objectif : 10 M€/an de recettes.
📊 La réalité, 7 ans plus tard : 🔹 2019 : 288 000 € 🔹 2020 : 162 000 € 🔹 2021 : 94 000 € 🔹 2022 : 60 000 € 🔹 2023 : 135 000 € 🔹 2024 : 60 000 € 🚨
Soit jusqu’à 166 fois moins que prévu.
🤔 Pourquoi ? 🔹 Les yachts sont mobiles. Les propriétaires ont changé de pavillon (Malte, îles Caïmans), déplacé leurs navires, quitté la France 🔹 En 2025, seulement 5 navires restent éligibles 🔹 L’activité économique est partie avec eux : entretien naval, ports, équipages, assurances, retombées locales
💸 Estimation : un yacht de 40 m génère ~1 M€/an de retombées locales. La France a perdu bien plus qu’elle n’a collecté.
📌 La leçon : taxer un actif ultra-mobile est rarement productif. Une taxe peut être symboliquement satisfaisante, économiquement contre-productive et fiscalement inefficace.
Une bonne politique fiscale attire l’activité. Elle ne la fait pas fuir. ✅
Sources : Assemblée nationale, Bercy, Fiscalonline.
