Vous ne connaissez pas le “Washington Monument Syndrome” ?
Pourtant, il est pratiqué avec succès et sans le moindre scrupule par tous les politiciens et une grosse partie des gauchistes dès qu’il s’agit de couper dans des budgets.
Ainsi, lorsque poussés par la conjoncture ou une horde de contribuables excédés par les taxes incessantes, les politiciens doivent enfin réduire le budget de leurs administrations, les premières victimes de ces réductions sont
- les hôpitaux (infirmières, sages-femmes, brancardiers)
- les enseignants
- les musées (et de préférence les plus visibles - Aux États-Unis, cela revient à fermer le Washington Monument par exemple, d’où le nom https://tinyurl.com/2xj4dwhe).
- les pompiers (exemple typique ici : https://www.bfmtv.com/paris/la-region-ile-de-france-supprime-une-aide-d-1-5-million-d-euros-aux-pompiers_AN-202411150700.html)
En France, concrêtement, on va diminuer les salaires des profs, couper dans les budgets hospitaliers ou arrêter telle ou telle subvention d’une association sociale très visible et reconnue utile.
… Bref, il s’agit essentiellement de créer l’emmerdement maximal pour l’usager, et le plus visible possible pour la population. Jamais on envisagera de couper dans les centaines de postes de pousse-cerfa, dans les trouzaines de préposés aux agrafeuses, dans les associations lucratives sans but et autres fromages de la République qui casent les copains-coquins. Jamais.
Et avec l’habitude, dès qu’on propose de couper dans les budgets, Kevin Legauchiste, Jean Députain ou Georges Sénatorium montent immédiatement aux créneaux pour hurler “on va devoir virer des infirmières / fermer le Washington Monument” … On en trouve plein sur X, plein dans les journaux actuellement.
L’opinion publique, saisie d’effroi, renonce alors à toute coupe drastique. Pensez-donc ! On ne peut pas se passer d’infirmières ou de pompiers ! Ce serait un scandale !
Le budget peut continuer à enfler tranquillement et les services de se dégrader sous le poids du nombre croissant de personnel inutile douillettement caché derrière le nombre décroissant de personnel utile en direct du public.
50 ans plus tard de ce traitement, la France est en faillite.
