📢🚨 L’État, qui embauche des fonctionnaires tailleurs de crayons, réduit l’ensemble des chiffres pour vous maîtriser intellectuellement.

On vous sert un taux de prélèvement obligatoire de 43,2 % en France. C’est beau, c’est propre, c’est lissé par l’INSEE. Mais c’est aussi une arnaque comptable bien ficelée. Parce que ce pourcentage est calculé sur le PIB total, qui inclut toute la production non marchande : l’administration, les hôpitaux publics, l’enseignement, les collectivités… Tout ce qui ne produit pas de valeur monétisable dans une économie d’échange. Bref, tout ce qui vit grâce aux impôts, mais qu’on met quand même dans la colonne “richesse produite”. Du grand art.

Alors j’ai fait un calcul très simple. Le PIB de la France en 2023, selon l’INSEE, c’est 2 822,5 milliards d’euros. Le montant total des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales nettes des crédits d’impôts), c’est 1 218 milliards d’euros, soit 43,2 % du PIB, comme le dit la fable officielle.

Mais maintenant, on enlève la vaseline. On se base sur le PIB marchand, c’est-à-dire ce que produisent réellement les entreprises, les indépendants, les secteurs soumis à la concurrence, ceux qui vendent, achètent, prennent des risques, bossent. L’Institut IFRAP, que personne ne peut accuser de fantaisie, estime que ce PIB marchand représente environ 69,6 % du PIB total. Donc :

2 822,5 × 0,696 = 1 963 milliards d’euros de PIB réellement produit sur un marché.

Et là, on refait le calcul :

1 218 ÷ 1 963 ≈ 62 %

Voilà le taux réel de prélèvement sur la richesse effectivement produite. Pas 43 %. 62 %. Et encore, je suis gentil : si on estime que le PIB marchand ne représente que 65 %, on grimpe à 66,4 %. L’IFRAP, eux, ont déjà publié des analyses montrant qu’on flirtait même avec les 69,5 % en 2014, et que même avec des ajustements, on retombait jamais en dessous des 65 %.

On est donc dans une folie fiscale totale, une pression délirante sur la base vivante de l’économie. Et ce n’est pas près de ralentir. Pourquoi ? Parce qu’un État comme le nôtre ne sait pas se réformer. Il est structurellement incapable de réduire son train de vie. Il préfère tondre les mêmes producteurs, encore et encore, jusqu’à l’os.

La vérité, c’est que sur ce qui est vraiment produit, la France ponctionne entre 62 et 66 %. C’est un délire de spoliation. Une machine étatique bouffée par elle-même, qui refuse de décroître, et qui ira jusqu’à vous broyer pour continuer à nourrir ses multiples tentacules.

Et ce délire ne va pas s’arrêter. Il va s’accélérer. Parce que la base productive s’épuise. Parce que les jeunes s’en vont. Parce que les artisans ferment. Parce que les indépendants abandonnent.