📢🚨 La satire populaire autour du ras-le-bol fiscal des entrepreneurs ne cesse de s’amplifier, et c’est bien cela qui est préoccupant. Non pas parce qu’elle est infondée, mais parce qu’elle devient un réflexe collectif, une forme d’acceptation fataliste du fait que l’État empêche d’entreprendre. Quand un problème devient un sujet de moquerie généralisée, c’est qu’il est déjà perçu comme insoluble.

Et c’est une catastrophe pour l’économie. Car cette normalisation du découragement entrepreneurial signifie une chose : l’État a réussi à éteindre toute illusion de liberté économique. Ceux qui voudraient bâtir, créer de la richesse, prendre des risques, ne se battent même plus contre l’oppression fiscale et administrative – ils en rient jaune, constatant que le combat est perdu d’avance.

Mais un pays qui laisse mourir ses entrepreneurs en étouffant toute ambition sous le poids de son dogme socialiste ne peut que s’effondrer. L’économie française ne se remettra pas d’un tel nivellement par le bas. Et l’État, responsable de cette asphyxie, feindra encore la surprise quand il n’y aura plus rien à redistribuer.