Ce graphique devrait faire cesser toute politique de réduction des gaz à effet de serre, car il montre que toutes ces politiques menées depuis quelques décennies (au moins depuis Kyoto en 1997) n’ont pas permis d’imprimer le moindre changement perceptible sur la concentration de CO₂ dans l’atmosphère. Donc, quand ça ne sert strictement à rien… il faut arrêter car ne rien faire est toujours mieux que de faire n’importe quoi.

Pour autant, envoyer massivement des gaz à effet de serre dans le ciel finira fatalement par augmenter l’amplitude de l’effet de serre, avec tous les problèmes qui en découlent. Il est donc de bon ton de trouver une solution à ce problème.

Pour autant, si arrêter d’émettre ne marche pas, il reste l’autre face du problème : retirer l’excès de CO₂ que nous avons envoyé depuis l’ère industrielle. Le souci, c’est que les lois de la physique nous expliquent que pour cela, il faudra dépenser un peu plus d’énergie pour le capter qu’il n’en a été nécessaire pour l’émettre. Or, comme énergie = croissance économique, beaucoup pensent qu’un tel effort est impossible car il faut réinjecter dans la capture du CO2 plus que l’équivalent de 30 ans de croissance mondiale… forcément dit comme cela, ça pique …

Mais dans notre “malheur”, les lois de la thermodynamique nous ont fait un cadeau. Pour capter le CO₂ de l’air dans un solvant solide ou liquide via des technologies DAC (par exemple), on peut utiliser de la chaleur à basse température (moins de 100 °C suffisent). Et la chaleur est considérée comme un déchet dans la plupart des activités humaines : c’est une énergie dite pauvre, très difficile à exploiter. Par exemple, chez Data Factory, si on regarde notre activité « de l’espace », nos data centers ne produisent pas du Bitcoin ou de l’IA : ils produisent surtout de la chaleur. Quand vous utilisez un appareil électrique comme un ordinateur, 99 % de l’électricité part en chaleur et seulement 1 % sert au calcul.

Il se trouve aussi que les économies modernes passent progressivement des usages thermiques aux usages électriques. On appelle cela l’électrification des usages : voitures, chauffage, industries… tout migre vers l’électricité. Et ça, c’est une excellente nouvelle : cela signifie que pour une unité de croissance provenant d’un data center, on peut réutiliser jusqu’à 99 unités de chaleur résiduelle sans coût supplémentaire pour capter du CO₂ dans l’air.

Mais alors, pourquoi une entreprise irait-elle s’embêter à capter du CO₂, même si elle dispose déjà d’une énergie en surplus ? La première hypothèse à écarter rapidement, c’est l’intervention de l’État : marchés carbone, quotas etc .. sont des usines à gaz administratives… Cela ne marche jamais mais finit souvent en machine à corruption et n’a aucun espoir d’atteindre un déploiement mondial massif et spontané.

Donc, ce qu’il faut, c’est une valorisation commerciale du CO₂, afin que ce “déchet” devienne une ressource prisée que les entreprises seront prêtes à financer.

Et la bonne nouvelle, c’est que le CO₂ capté peut servir à beaucoup de choses :

  • Mettre des bulles dans les boissons (accessoire mais rigolo)
  • Produire du kérosène de synthèse avec hydrogène + catalyse. Extrêmement utile car la densité énergétique du kérosène est bien supérieure à celle des batteries
  • fabriquer des intrants agricoles
  • produire divers matériaux de construction, et bien d’autres applications en développement.

Alors, qu’est-ce qui empêche aujourd’hui un déploiement massif ? Eh bien, 50% à 70 % du coût du des DAC provient… du prix de l’énergie.

Mais là encore, bonne nouvelle : l’électrification des usages va rapidement frustrer les capitalistes, moi le premier, car “bazarder” 99 % de l’énergie achetée sous forme de chaleur est un manque à gagner théorique colossal. Tout le monde cherche donc à valoriser cette chaleur.

Voilà pourquoi l’innovation représente notre meilleure chance de traiter le problème des émissions de gaz à effet de serre. De toute façon, nous n’avons pas le choix : les politiques de fabrication de la misère (réduction forcée des émissions) ne fonctionnent pas et pire que cela, elles détruisent de la richesse.

En tant que président d’une société massivement productrice de chaleur, je suis donc à la recherche de contacts maîtrisant bien les technologies DAC afin de pouvoir échanger avec eux. Mon instinct me dit qu’un marché phénoménal se trouve juste sous nos yeux. Et ça, ça me titille.😉

Quant aux tristes sires qui veulent organiser la misère des peuples par des politiques malthusienne, il est important de leur rappeler qu’ils sont insignifiants et de les dénoncer en tant que tels.😉