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Résumé
Pour résumer, le règlement TFR, imposant une surveillance de tous les transferts en cryptos d’un prestataire à un autre, a été construit sur la base de deux rapports, l’un stipulant qu’il n’existait aucune preuve permettant de qualifier ou quantifier les risques, l’autre avouant que les autorités compétentes ne disposaient pas des connaissances ni de la compréhension qui leur permettrait de faire une analyse.
On trouve dès l’introduction de ce rapport la citation suivante : « Il est bien connu que les blanchisseurs d’argent ont abusé des cryptomonnaies, initialement pour transférer et cacher les profits générés par le trafic de drogue. De nos jours, leurs méthodes deviennent toujours plus sophistiquées et de plus forte échelle ».
Alors que les plus populaires des métavers sont encore à l’état d’expérimentation et voient à peine quelques centaines de personnes se connecter en simultané, et tandis que la hype retombe, voilà qu’on nous en parle déjà comme rien de moins que des « avenues » du blanchiment d’argent.
L’auteur du papier le résume ainsi : « Si l’impact de trois décennies de contrôles contre le blanchiment d’argent résultent en à peine une erreur d’arrondi dans les comptes criminels et que « Criminals, Inc » conserve jusqu’à 99,95% des revenus, et que les perspectives raisonnables de meilleurs résultats restent constamment inexplorées, la dure réalité est que la politique actuelle protège, soutient et permet, par inadvertance, une grande partie des crimes graves motivés par le profit qu’elle cherche à contrer. Quoi qu’il en soit, l’expérience anti-blanchiment d’argent reste un candidat viable au titre d’initiative politique la moins efficace jamais réalisée (Cassara 2017, 2). ».
Même avec l’estimation basse, chaque euro arraché au crime a nécessité 200€ de dépenses. La situation est si absurde en Europe que les coûts de conformité (€144 milliards) dépassent l’argent total (€110 milliards) généré par le crime chaque année !